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Vendredi 27 janvier 2012 5 27 /01 /Jan /2012 20:55

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 23:25

arrosgroupe01

 arrosgroupe02  arrosfabie2

arrosgroupe03  arrosgroupe04

arroscarole1   arroscarole2

Voyez comme nous étions appliqués....

Fabienne

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Mercredi 18 janvier 2012 3 18 /01 /Jan /2012 22:05

Mercredi 18 janvier, vous savez quoi ? On a repris les arrosoirs, mais en peinture cette-fois-ci.

Deux couleurs à choisir et une grande feuille blanche, et nous voilà tous partis à plonger nos pinceaux et nos âmes dans la couleur. Petits, moyens et grands, tous plantés devant notre chevalet, à emplir notre arrosoir en même temps que son alentour, d'une couleur unie. Pas dans le détail, un peu comme une ombre chinoise, une silhouette d'arrosoir...

Mais l'arrosoir est coriace, souvent tarabiscoté, jamais symétrique, il nous nargue de son oeil de pomme ! Voilà pourquoi, tant bien que mal, nous avons mis un temps certain à capturer son maintien... Peu importe, nous continuerons l'exercice la semaine prochaine !

 

Nina :

arrosnina

 

Hugo :

arroshugo

 

Fabienne :

arrosfabie

 

Voilà pour les grands formats, Carole, elle, a préféré traiter son arrosoir  en traits de crayons de couleur, sur une feuille beaucoup plus réduite, et... je n'ai pas la photo pour l'instant...

 

Rendez-vous est pris pour la semaine prochaine, avec les arrosoirs, avec la peinture, avec les couleurs, pour enrichir ces silhouettes !

 

Fabienne

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Jeudi 12 janvier 2012 4 12 /01 /Jan /2012 16:37

Mercredi 11 janvier 2012, la nuit est à l'heure pour couvrir les fenêtres d'un voile noir, à l'intérieur de la salle, des couleurs chaudes pour masquer l'hiver, même si celui-ci se fait timide.


auditoire


Nous sommes combien ? Je ne sais pas, je n'ai pas compté, mais les rangées de chaises sont pleines....Peut-être une vingtaine...

Notre lectrice, Leïla Lemaire, est là depuis quelques moments, et son fauteuil l'attend, tranquille, à côté d'une lampe et quelques livres étalés sur une table.

Leïla Lemaire     livres associés


Tout est prêt, la lecture peut commencer. Une petite introduction sur l'écrivain et son oeuvre faite, nous plongeons dans une quasi-obscurité mêlée d'inconnu...

  auditoire

 

Et là, plongés dans cet inconnu, nous voyons défiler, au fil des lignes lues, des visages qui pourraient être familiers, s'ils n'étaient déjà des proscrits de notre société. Car ces visages gardent toute leur douceur, toute leur humanité, tout le savoir être que l'Homme a emmagasiné depuis des lustres ! Sauf le confort, sauf l'argent, sauf un toit et un lit, sauf une table et un matelas...Ces visages ont tout de l'humain sauf la décence de vivre comme les autres....Et l'assistance, dont moi, se trouve plongée dans ce qu'on ne veut pas voir, pour beaucoup d'entre nous : la pauvreté. La pauvreté pécuniaire, j'entends, et McLiam Wilson, dans son défilé de portraits tous plus pauvres, combat justement le fait que pauvreté soit souvent associé à l'esprit, en décrivant ces portraits avec une telle humanité, et en transcrivant leurs mots, à la lettre près, il leur rend leur richesse acquise en tant qu'humain, et non en tant que membre de la société libérale, capitaliste, argentière, besogneuse et sourde aux laissés pour compte.

Les portraits défilent, pèsent, marquent nos esprits, l'auteur est aussi mal à l'aise que nous le sommes, et pourtant, lui à su trouver l'ultime liaison entre nous et eux !

Le silence règne, même auprès des plus jeunes, on s'attend au pire, mais déjà le pire est décrit... Je vois les murs de la salle empreints d'une peinture noire grasse et épaisse, qui s'étale au fil des pages lues, mais elle ne me fait pas peur, elle me ramène juste à une juste réalité, sans m'étouffer, mais pleine d'un noir profond. La voix de Leïla se fait pinceau, c'est sa voix qui étale ce noir si profond, c'est sa voix au rythme lancinant qui nous imprime ce désespoir, cet abîme, ce bas-fond à deux pas de nos propres pieds !

 

La lecture se finit, toujours dans ce même silence, Leîla se tait lentement, pour ne pas brusquer nos esprits partis depuis une heure dans le plus sombre... Deux secondes, ou trois, passent, puis une question, deux, trois. attestent de l'intérêt de l'assistance pour ce livre, ce documentaire écrit.


mille lectures 2012  


Puis la lumière de la salle revient, juste la lumière, car nous sommes encore plongés dans les portraits, dans l'auteur, dans l'histoire, dans l'histoire de l'auteur aussi.

P1300698 P1300701


J'ai mille remarques qui se bousculet dans ma tête, alors je fais rapidemment le tri... Irlandais, famille catholique, Belfast, bon élève, Cambridge, couper les ponts, rebellion ?

 

Robert McLiam Wilson


...tout celà je connais... (Thatcher, les prisonniers politiques de l'IRA considérés comme des prisonniers de droit commun, les grêves de la faim, les morts, les enterrements balayés par des fusillades, des familles coupées en deux, des rues coupées en deux, une île coupée en deux, etc) mais pourquoi revenir décrire un milieu de parias, qui fut en partie, je suppose, le sien, en tant que catholique irlandais, à Belfast... ?

Pour prouver que les parias, les invisibles, les laissés pour compte de nos sociétés "modernes et civilisées", sont avant-tout, et depuis leur naissance, des humains bien comme les autres, des humains, point. 

Ainsi une phrase de ce livre,qui m'a forcément résumé toute la pensée de son auteur : l'Homme est en deux point à égalité : lors de sa naissance, et son basculement dans la pauvreté. Entre ces deux points, la société y voit des différences (quand l'auteur non !) : couleur de peau, femme et non homme, gay et  hétéro, et puis pourquoi pas tout et n'importe quoi... on sait où celà a mené en d'autres temps.. et pourtant ces portraits ont été rencontrés à l'aube du XXIème siècle !

 

Enfin je pars dans des considérations qui me sont propres, je ne sais jusqu'à quel stade chaque membre de l'assistance a su échouer sa pensée, sûrement par rapport à son parcours de vie. Mais de toute évidence, ce sujet fut si poignant et troublant, surtout dans la façon descriptive-documentaire du livre, que chacun à dû entrapercevoir un déshérité à ses côtés, pendant cette lecture...

La lumière s'est donc rallumée (depuis quelques minutes déjà !), et nous arrivons tant bien que mal à sortir de ce plongeon ultra-réaliste (mais néanmoins si humaniste), pour entamer un petit repas convivial, entamer des conversations...échanger quoi !

Moi je pars re-voir les livres étalés, retenir le nom de cet auteur qui me semblait écossais mais qui ne l'était pas, me promettant de faire des recherches sur cet auteur contemporain (il a mon âge !), qui avait su  jusque là échapper à mon savoir sur la culture irlando-anglophone !

Ensuite nous nous fîmes plaisir à parler de tout et de rien, pour ne pas rajouter de poids à ce qui nous pesait sournoisement déjà, de nombreux échanges avec notre lectrice, très sympa et impliquée, et qui a apprécié cette soirée, malgré le voyage retour long et inéluctable !

Mercredi 11 janvier, la nuit est profonde, normal il est 22 heures, nous rangeons et nettoyons, crevés mais ravis de ce nouvel épisode "Mille Lectures" qui nous a, encore, enchantés, ravis, comblés et...bousculés ! Yess !!

Merci au Conseil régional du Centre, et surtout merci à notre lectrice impromptue, Leïla Lemaire, qui a su nous faire apprécier, non pas le sujet traité, mais la façon dont il a été traité !

Robert McLiam Wilson

 

Quelques menues traces de l'auteur : Robert McLiam Wilson, sur une vidéo...

link

Et surtout : lisez cette oeuvre :  "Les dépossédés"

les dépossédés

ainsi que les autres livres du même auteur :

ripley manfred   livre eureka street     

(liste non exhaustive, un livre est en cours de publication en Grande-Bretagne sous le titre 'the Extremist' ).

Ai-je tout dit ? Euh..oui, enfin non, mais oui, pour le principal !  Je ne sais ce que le monde compte faire, mais moi je compte lire ses livres et suivre son actu !

 

 

Fabienne


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